Une course à la direction d'un parti politique est toujours un moment intense. Il y a des débats, le choc des idées et des rencontres avec les militants et les électeurs éventuels. C'est exaltant. Mais une question revient sans cesse, toujours la même :
Pourquoi Christian Lévesque ?
Je me présente pour que les familles québécoises puissent compter sur un allié indéfectible à l'Assemblée nationale et au gouvernement. La famille québécoise trime dur tous les jours pour arriver, comme on dit, à boucler le budget. Les fins de mois, comme les débuts sont, parfois, assez difficiles. Il suffit de parler aux gens, d'écouter nos amis pour s'en persuader. Il faut payer le loyer ou l'hypothèque, la voiture, la garderie, l'épicerie, l'essence et la carte autobus-métro. Il y a la rentrée scolaire et les Fêtes... On oublie trop souvent cela.
Et nos politiciens oublient que nous sommes, encore, les contribuables les plus taxés et les plus endettés de toutes les provinces et de tous les États d'Amérique du Nord. Ils oublient que les Québécois doivent compter et ménager pour arriver et que, surtout, ils n'en ont pas pour leur argent. Lorsque vient le temps d'envoyer leurs enfants à la garderie, c'est compliqué. Lorsqu'ils nécessitent un médecin de famille ou doivent placer un aîné en centre de soins de longue durée, c'est compliqué. Ils voient, également, que nos infrastructures se détériorent et ne sont plus sécuritaires. Vous le savez, les routes du Québec font dur.
Alors, ils sont les plus taxés et les plus endettés, mais n'en ont pas pour leur argent. La qualité des services n'y est pas. Et ce n'est pas la faute aux employés de l'État qui se trouvent en première ligne : ils sont débordés. Et que propose le gouvernement? Une manière détournée d'augmenter les tarifs, les taxes et les impôts. Non, ça ne va pas du tout.
Il y a moyen d'augmenter la productivité de l'État, de faire plus avec ce que nous percevons en taxes et en impôts, et de redonner aux citoyens un gouvernement efficace au service des contribuables. Je veux que le gouvernement soit aussi économe et efficace que les familles québécoises doivent l'être chaque jour. Je vais me battre pour cela, croyez-moi.
Dans cette perspective, je tiens à dire aux adéquistes, et aux électeurs, que je souscris au programme de l'Action démocratique du Québec, car c'est, tout simplement, le meilleur. C'est celui qui répond le mieux aux besoins des familles québécoises et aux aspirations de la classe moyenne. Il exprime très bien nos valeurs adéquistes de liberté et de responsabilité dans une société diversifiée, prospère et solidaire. Une solidarité, cependant, qui passe par la responsabilité individuelle.
Chez nous, à l'Action démocratique du Québec, nous misons sur la création de richesse par la performance des individus autant sur le marché que dans la société. Pour ce faire, nous devons être inclusifs et permettre aux gens de réaliser leur plein potentiel. La dignité et l'autonomie passent par la participation active à la société. Chacun doit pouvoir vivre fièrement des fruits de son travail et de sa contribution à la société québécoise.
La diversité, pour nous, c'est le respect des personnalités et des choix de vie des familles. C'est aussi le respect des différences qui permet l'enrichissement d'une société par l'apport des idées, des cultures et des valeurs de tous et chacun.
Une société pluraliste, certes, mais qui se construit autour de son centre de gravité qu'est l'identité québécoise : celle d'être une société francophone en Amérique du Nord et dans le monde. Une société francophone, tolérante, qui respecte la diversité linguistique et culturelle.
Mais une société qui respecte les autres peut exiger que les autres la respectent, également.
C'est ce que nous voulons à l'Action démocratique du Québec.
Je vous propose de sortir du carcan constitutionnel. Je suis autonomiste, comme les Québécois, et j'en suis fier. Et qu'est-ce qu'un autonomiste? C'est quelqu'un qui va toujours maintenir les intérêts du Québec dans un rapport de force qui lui est favorable. Pour le moment, le cadre fédéral nous convient bien, si je peux :
1. atteindre l'objectif de limiter le pouvoir fédéral de dépenser dans les secteurs stratégiques que sont la santé, l'éducation et les infrastructures;
2. accroître le rôle du Québec dans les institutions internationales;
3. développer une meilleure concertation entre les provinces et le fédéral.
Un fédéraliste est quelqu'un qui ne remettra jamais en question le régime fédéral. Pas moi. Un souverainiste est quelqu'un qui ne sera jamais satisfait du régime fédéral. Ce ne sera pas mon cas non plus.
Voilà. Je suis fier de vous présenter mon programme politique. Ce sont des idées que nous n'avons pas encore discutées, que nous n'avons pas encore adoptées en congrès, mais qui doivent nous permettre d'améliorer notre action politique. Des idées qui démontrent notre capacité de réfléchir à tout moment, pour mieux agir dans l'intérêt supérieur des Québécois.
Des idées qui démontrent que nous aurons des solutions simples, pratiques et opérationnelles à proposer aux militants et aux électeurs, le moment venu.
J'ai des idées et des solutions pour le Québec et j'entends continuer de rassembler l'équipe qu'il faut pour les appliquer et nous remettre à bâtir le Québec.
Bref, des idées pour agir et pour gouverner.

Christian Lévesque
Candidat à la direction de l'Action démocratique du Québec






